Chef décorateur.trice

Magicien de l’illusion, il crée des décors époustouflants où chaque détail compte. Une solide formation en arts appliqués et en histoire de l’art lui permet de comprendre rapidement les enjeux techniques des futurs décors  ainsi que les éventuelles contraintes historiques. En outre, le budget consacré à la décoration est conséquent. Il représente 10% d’un film se déroulant à notre époque et jusqu’à 20% pour un film historique ou futuriste. C’est pourquoi, un gros travail d’investigation est nécessaire en amont pour déterminer le décor le plus adapté au film, son époque et son univers. La chef décoratrice peut alors décider de créer le décor de A à Z en studio ou aménager un lieu déjà existant.  

Le village Hobbit visible dans la trilogie du Seigneur des Anneaux existe toujours ! On peut retrouver ce décor magique en Nouvelle-Zélande et se balader entre les petites maisons décorées minutieusement. On remarque ainsi que certaines maisons sont à taille Hobbit (pour les plans panoramiques) quand d’autres sont à taille humaine (séquences avec les acteurs).

Quand le budget n’est plus un souci, les réalisateurs ont donc tendance à voir les choses en grand. Steven Spielberg fait ainsi reconstruire la réplique exacte d’un terminal d’aéroport pour son film Le Terminal. De la même manière, pour le long-métrage The Dark Knight Rises, Christopher Nolan achète un bâtiment abandonné et le décor de manière à imiter un hôpital. Le réalisateur fait ensuite détruire l’édifice lors d’une explosion impressionnante. Cette seule scène a coûté plusieurs millions d’euros.  

Réalisateur.trice d’effets spéciaux mécaniques

Il y a deux manières de faire illusion au cinéma: les effets spéciaux numériques et ceux mécaniques. Les premiers sont créés en postproduction par ordinateur tandis que les seconds prennent vie lors du tournage. Les impacts de balles, les cascades impressionnantes, les explosions, le maquillage, etc, toutes ces illusions peuvent être réalisées pendant le tournage et grâce à des trucages fabriqués dans un atelier. Le tout premier film La planète des singes sorti en 1968 nécessite alors entre 3h et 6h de maquillage par acteur pour reproduire la figure emblématique des singes.

Même si le numérique a remplacé beaucoup d’effets autrefois mécanisés, ces derniers demeurent indispensables sur les tournages. On trouve notamment encore beaucoup d’effets mécaniques dans le cinéma d’horreur. Le technicien gère tous les effets de sang, les maquillages effrayants et fabrique des créatures hideuses. Ces créatures peuvent être robotisées, on les appelle alors des animatroniques. Quelques-uns sont restés célèbres: E.T. ou le T-rex dans Jurassic World.

Ce métier nécessite de maîtriser les techniques de sculpture, moulage, peinture et d’avoir quelques notions d’électronique pour robotiser certains personnages. Les maîtres mots de ce métier pour le moins insolite: imagination et ingéniosité !

À bientôt pour te faire découvrir d’autres métiers insoupçonnés du cinéma !